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 Comment Schumacher a “appris” à piloter une Formule 1

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MessageSujet: Comment Schumacher a “appris” à piloter une Formule 1   Sat 2 Jan 2016 - 12:36



Champion du monde à sept reprises, Michael Schumacher a dépassé le record de l’Argentin Juan Manuel Fangio et détient le record du nombre de victoires en Grand Prix (91), du nombre de points marqués (1 369), du nombre de podiums (155), de meilleurs tours (77) et de pole positions (68). Mais le champion allemand a également inventé un nouveau modèle de pilote de Grand Prix.

Passionné par la technique et la mise au point, ce travailleur infatigable a imposé une approche rationnelle, presque scientifique, du pilotage. Plutôt que de se reposer sur son seul talent, Schumi a dès le début privilégié une méthode cartésienne, comme le raconte sur son excellent blog Willem Toet, qui était aérodynamicien chez Benetton lorsque débarqua le prodige allemand au Grand Prix d’Italie 1991.


Willem Toet : “Une fois que nous lui avons fait confiance, nous avons pu régler la voiture plus rapidement, car il était capable de nous donner les informations les plus importantes immédiatement.”

Méticuleux, Michael voulait tout savoir de sa machine et en comprendre les évolutions, dont il discutait des heures avec ses ingénieurs. Il savait également se remémorer le comportement de sa voiture dans chaque virage (entrée, milieu, sortie) pendant un relais de trois tours.

“Au début, se souvient l’ingénieur, nous croyions pas qu’il fût réellement capable d’enregistrer autant d’informations, mais au fur et à mesure des progrès de la télémétrie, nous avons constaté que, oui, il pouvait parfaitement retenir une telle quantité de données. On pouvait consulter les datas, mais ses commentaires étaient plus rapides : donc, une fois que nous lui avons fait confiance, nous avons pu régler la voiture plus rapidement, car il était capable de nous donner les informations les plus importantes immédiatement.”



Au début de sa carrière en F1, celui qu’on ne surnommait pas encore le Baron rouge voulait être certain que ses impressions au volant correspondaient à la réalité des chiffres. L’une des premières choses qu’il demanda en arrivant chez Benetton fut… un compteur de vitesse.

“Au début, nous avons rigolé, car les pilotes se servent plutôt d’un compte-tours, raconte Toet. Michael a expliqué qu’un compte-tours était en effet utile, mais, précisa-t-il, ‘si je sors du virage en troisième ou en deuxième, je savoir si cela aide mon accélération. Est-ce que j’atteins une vitesse plus élevée ou bien l’accélération supplémentaire en deuxième est-elle perdue quand je change de rapport ? Si je change de vitesse plus tôt, quand le moteur est un peu creux, je veux savoir si cela favorise ma vitesse. En plus, si je change les rapports de boîte, toutes mes références seront perdues si je ne dispose que d’un compte-tours.’ La solution est venue du responsable de l’électronique Richard Marshall, et nous avons donné à Michael un compteur de vitesse.”



Le compteur digital – auparavant testé par Toet et Marshall sur une 205 laboratoire de course de côte (!) – fut monté juste au-dessus du volant, dans l’axe du regard de Michael. Il s’en servait pour perfectionner son pilotage, en s’appuyant sur sa faculté à piloter sa monoplace tout en étant mentalement disponible pour enregistrer des informations ou discuter de la stratégie avec ses ingénieurs.



Après quelque temps, Schumacher s’aperçut que son système ne fonctionnait pas aussi facilement qu’il l’aurait cru. En plein virage, il avait du mal à lire le compteur et à mémoriser la vitesse la plus lente, alors qu’en ligne droite, il devait se concentrer sur ses repères de freinage.

Sans se démonter, il demanda alors à l’écurie d’installer… trois compteurs sur sa voiture !



Devant la mine déconfite des ingénieurs de Benetton, Schumacher appuya sa demande en ces termes :

“Je voudrais conserver le compteur de vitesse en temps réel au milieu, là où il est actuellement, rapporte Willem Toet. Ensuite, à gauche, je voudrais un compteur qui indique la vitesse minimale dans le virage. La vitesse resterait affichée jusqu’au prochain freinage, après lequel le compteur serait remis à zéro pour donner la nouvelle vitesse minimale. Enfin, à droite, je voudrais un écran affichant la vitesse maximale que j’aurais atteinte après avoir appuyé à fond sur l’accélérateur après une ou deux secondes, de sorte à avoir le temps de lire la V max atteinte dans la ligne droite précédente.”

Le système de triple écran demanda pas mal de mise au point à Richard Marshall et à son équipe. Après la monoplace de 1993 dotée de deux écrans (ci-dessus), la Benetton B194 (ci-dessous) fut équipée de trois compteurs de vitesse. Durant ces années, Schumacher joua avec eux, pour expérimenter des rapports de boîte, des styles de conduite, des trajectoires et évaluer des modifications de réglages sur la voiture. “Après quelques années, conclut Toet, Michael décida qu’il savait comment piloter une F1 et qu’il n’avait plus besoin des compteurs. Mais ce fut un exercice d’apprentissage pour lui.”

Une manière de confirmer l’adage fameux d’Edison : “Le génie est fait d'un pour cent d'inspiration et de quatre-vingt-dix-neuf pour cent de transpiration.”

À travers cette démarche presque savante de la conduite, Michael Schumacher a imposé de nouveaux standards en matière de pilotage. Remettant, en un sens, les compteurs à zéro.



Sources: F1i & Willem Toet

https://www.linkedin.com/pulse/driving-formula-1-michael-schumacher-some-background-willem-toet
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MessageSujet: Re: Comment Schumacher a “appris” à piloter une Formule 1   Sat 2 Jan 2016 - 13:31

Superbe Article !!! on en comprend un peu plus sur le Talent "face cachée" de ce GRAND pilote

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MessageSujet: Re: Comment Schumacher a “appris” à piloter une Formule 1   Sat 2 Jan 2016 - 17:01

Je pense que la F1 à eu des grands champions, mais Senna et Schumacher, sont deux pilotes énigmatiques et qui on révolutionné en quelque sorte la F1.

Ils ont eu une manière de travailler bien particulière et qui ont fait d'eux, des pilotes d'exceptions.

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MessageSujet: Re: Comment Schumacher a “appris” à piloter une Formule 1   Sat 2 Jan 2016 - 19:23

Oui tout à fait d'accord Slawek, "Pilotes d’exceptions" !! ce que je ne trouve plus aujourd'hui dans ce plateau Wink

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MessageSujet: Re: Comment Schumacher a “appris” à piloter une Formule 1   Sat 2 Jan 2016 - 20:18

Faut dire que la F1 moderne ne permet pas non plus cela.

C'est devenu un sport des constructeurs ou il n'est pas question qu'un pilote s'exprime. Il est là pour conduire. Les idées, c'est pour les ingénieurs au bord de la piste Very Happy


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MessageSujet: Re: Comment Schumacher a “appris” à piloter une Formule 1   

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